WARLOP & DJANGO – SWING SYMPHONIC SHOW (concert pédagogique)

« Il y avait un étrange personnage, pâle, aux yeux délavés, qui jouait du violon. (…) Cet être diaphane qui semblait venu d’un autre monde et prêt à y retourner était Michel Warlop (…). Quand il a joué, je n’ai pas compris grand’ chose mais j’ai senti une certaine grandeur dans sa musique, quelque chose, qui me dépassait. » Guy LAFITTE, saxophoniste

Ce programme Swing symphonique rend hommage à cette étoile filante du jazz. Agé de 17 ans, en 1928, il est lauréat de tous les premiers prix de conservatoire de violon et de direction d’orchestre. Aux dires des spécialistes, il est l’un des grands violonistes du XXe siècle. Mais c’est compter sans une musique nouvelle, le jazz. Les rencontres de son violon et de la guitare de Django Reinhardt seront des grands moments du jazz français.

Michel Warlop : Harlem Hurricane, pour swing quartet et orchestre (orchestration Manuel Doutrelant)

direction : Manuel Doutrelant

Django Reinhardt : Nuages, pour swing quartet et orchestre (orchestration Manuel Doutrelant)

direction : Manuel Doutrelant

Promu à une brillante carrière de concertiste après avoir fréquenté les conservatoires et accumulé toutes les distinctions, le jeune Warlop découvre le jazz et franchit le pas au début des années 30 ; cette musique ne nourrissant pas son homme, il fait bouillir la marmite en accompagnant chanteurs et chanteuses. C’est au cours de ces séances qu’il croise la route de Django Reinhardt, une rencontre qui va changer sa vie…

Nuages est un morceau composé en 1940 pour le Quintette du Hot Club de France par Django Reinhardt et enregistré la même année. La délicatesse mélodique de son thème, universellement admirée, en a fait une des oeuvres les plus célèbres du jazz des années 40. En préambule au Swing concerto, ce standard est ici proposé dans une version inédite et originale pour quartet et orchestre.

 

Michel Warlop : Swing concerto, pour violon, swing quartet et orchestre

direction : Manuel Doutrelant

Qu’est-ce que le style Warlop ? Il est immédiatement reconnaissable, se caractérise par un swing intense, vigoureux, aux antipodes de celui de Grappelli qui cultive l’élégance et la joliesse. Warlop compose aussi, dirige un septuor à cordes et un grand orchestre qui préfigure ce que l’on nommera plus tard Third Stream, Troisième courant, cette fusion entre jazz et musique classique dont les tentatives plus ou moins abouties jalonnent l’histoire du jazz. Le plus bel exemple en est fourni par le Swing Concerto enregistré en 1942 avec l’Orchestre Symphonique de Jazz de Paris, pièce unique en son genre, dans laquelle le soliste se bat littéralement contre un orchestre musclé et rutilant. Peu de violonistes depuis Warlop lui-même se sont confrontés à cette oeuvre, et l’on comprend aisément pourquoi…

Guillaume Antonini, violon

Duved Dunayevsky, guitare

Andréa Soria, guitare et chant

Scott Koehler, contrebasse

Manuel Doutrelant, direction et orchestrations

 

Dimitri Chostakovitch : Valse n°2 de la Jazz Suite n°2

direction : Dominique Baran

La Jazz Suite n°2 fut composée en 1938, à l’intention de l’orchestre d’État de Jazz…. Mais l’œuvre fut perdue pendant la seconde guerre mondiale et ne réapparut qu’à l’aube de l’an 2000 sous la forme d’une partition de piano que le compositeur et musicologue Gérard McBurney réhabilita en Suite pour Orchestre. La célèbre valse n°2 s’inscrit dans le goût populaire des années 1930. Sur un rythme à trois temps souligné par le tambour, se pose une sinueuse mélodie de saxophone, à la fois nostalgique et un brin « hors du temps »….